source : journaldemontreal.com
Les statistiques ne sont guère impressionnantes. Aucun but depuis cinq semaines, avant le match de jeudi soir, à Winnipeg.
Une fiche d’un but et deux aides au cours des 14 derniers matchs.
On s’attendait à mieux de la part d’Alex Galchenyuk. Chez les
décideurs du Canadien, on pensait vraiment que c’était pour être
l’éclosion du choix de premier tour, troisième au total, en 2012.
On disait que l’attaque du Canadien reposerait sur deux patineurs
puissants, rapides, avec une bonne force d’accélération. C’est le
profil que l’on avait dressé de Galchenyuk à son arrivée à Montréal, et
c’était également le profil qu’on prévoyait pour Max Pacioretty.
Galchenyuk ne connaît pas une mauvaise saison. Sauf que les
résultats anticipés n’ont rien pour soulever l’euphorie chez les
dirigeants du Canadien. On s’attendait à une performance plus dynamique,
marquée par une constance qui habite généralement un joueur de premier
plan.
Peut-il s’exprimer ?
Galchenyuk, personne n’en doute, est un joueur talentueux. On peut toutefois se poser une question?
Est-il un joueur à qui l’on permet vraiment de s’exprimer?
Ou, est-il un joueur qui réagit mal face à l’adversité?
Michel Therrien emploie-t-il la bonne formule avec son jeune joueur?
Ou encore, Galchenyuk force-t-il la main de son entraîneur pour
obtenir plus de temps sur la surface de jeu... et surtout pour se voir
confier encore plus de responsabilités?
Le Canadien aurait-il dû montrer la même stratégie dans le cas de
Galchenuyk qu’il l’a fait avec Brendan Gallagher, relativement aux
négociations d’un deuxième contrat.
Gallagher a signé une entente de six ans alors que pour le clan
de Galchenyuk, représenté par l’ex-joueur de l’équipe olympique de
l’Union soviétique, Igor Larionov, on ignore encore quelle sera la
stratégie utilisée.
L’utilisation actuelle de Galchenyuk pourrait-elle influencer les négociations?
Larionov prétend que non, c’est du moins ce qu’il confie à des amis. Il précise que son client est heureux avec le Canadien.
Il reste quand même que ce sont des questions qui soulèvent des discussions.
Est-ce le joueur?
Est-ce l’entraîneur?
Ou bien, doit-on s’interroger sur les habiletés du jeune homme? C’est une question inévitable.
Le plus de points
J’ai consulté la liste des joueurs recrutés en 2012, les joueurs réclamés lors du premier tour.
Qui occupe le premier rang pour le plus grand nombre de points?
Galchenyuk est le seul de la cuvée de 2012 à avoir franchi le
plateau des 100 points... soit 12 de plus que son ex-coéquipier du Sting
de Sarnia, Nail Yakupov, qui semble beaucoup plus à l’aise dans le
nouveau système que prônent les nouveaux entraîneurs des Oilers
d’Edmonton.
Galchenyuk et Yakupov ont disputé 185 et 184 matchs jusqu’à
maintenant. Si Yakupov a connu un début de carrière marqué par la
controverse et par un manque évident de communication avec son premier
entraîneur, Dallas Eakins, Galchenyuk a été blessé en quelques
occasions, des blessures qui ont assurément ralenti sa progression.
Mais, cette saison, il n’y a pas d’excuses.
On aurait pensé que les deux joueurs allaient finalement s’affirmer.
On aurait souhaité des résultats plus reluisants...
La liste des meilleurs joueurs recrutés lors du premier tour de
la cuvée de 2012 est la suivante (voir tableau). J’ai retenu les 15
premiers joueurs.
Si on s’attarde sur la première saison complète de Filip
Forsberg, recruté par les Capitals de Washington et échangé aux
Predators de Nashville, il est l’attaquant qui a obtenu les meilleurs
résultats.
Avantage aux défenseurs
Par contre, l’année 2012 fut avant tout une année où les
défenseurs avaient monopolisé l’attention. Sur ce plan, Hampus Lindholm
(Anaheim), Jacob Trouba (Winnipeg), Olli Maatta (Pittsburgh) sont trois
jeunes arrières qui ont non seulement répondu aux attentes, mais ils
sont allés plus loin que les projections.
Ils sont devenus rapidement des joueurs d’impact au sein de leur
formation. Morgan Rielly a, pour sa part, été l’un des rares points
positifs chez les Maple Leafs de Toronto. À l’attaque, Tanner Pearson,
des Kings de Los Angeles, s’apprêtait à connaître une saison de 30 buts
avant d’être blessé sérieusement.
Trevor Timmins et son groupe ont fait le bon choix. C’est clair.
À Galchenyuk de s’éclater... mais il aura besoin d’un coup de main.
De la part de qui?
Il s’agit d’un beau projet pour Michel Therrien. Et ça presse,
surtout quand le Canadien a du mal à
marquer deux buts par match.