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mercredi 29 septembre 2010

« Alexander Avtsin s'en va à Hamilton » - Pascal Vincent



Pascal Vincent et le Junior de Montréal ne pourront pas compter sur les services d'Alexander Avstin pour les prochaines semaines puisque le Russe a finalement rejoint les Bulldogs de Hamilton.

En audio, écoutez l'entrevue réalisée avec Pascal Vincent.

En entrevue à l'émission "Parlons Hockey", Pascal Vincent a indiqué que l'organisation du Canadien lui avait fait savoir qu'Alexander Avtsin participera au camp d'entraînement de son club-école.

« Nous sommes toujours en attente de la Ligue canadienne pour prendre une décision. Il nous appartenait et on se l'est fait enlever de sur notre liste. Nous sommes allés en appel et nous attendons toujours une décision de la Ligue. J'ai parlé avec Trevor Timmins hier et le plan demeure le même. Alexander Avtsin s'en va avec Hamilton et ils vont prendre la décision qui sera la meilleure pour le jeune et pour l'organisation. Il semble que physiquement, il soit prêt pour la Ligue américaine, mais le problème est peut-être au niveau de son adaptation au style de jeu nord-américain », a souligné l'entraîneur-chef du Junior de Montréal.

Le Junior pourra heureusement compter sur le retour de plusieurs joueurs qui ont participé aux camps d'entraînements d'équipes de la Ligue nationale de hockey.

« Chaque individu réagit de façon différente. C'est blanc ou c'est noir. Soit que le joueur est vraiment excité de sa première expérience et d'avoir laissé une bonne impression, soit que le joueur est déçu parce qu'il réalise que la marche est très haute et qu'il a beaucoup de travail à faire avant d'obtenir une chance de jouer dans la Ligue nationale. Tous les joueurs qui sont revenus de leur camp sont très positifs, sont très heureux », a expliqué Vincent.

Selon l'entraîneur-chef du Junior, la simple présence de Louis Leblanc aura un impact positif sur l'équipe.

« Louis est un leader naturel. Il s'est préparé en fonction du camp du Canadien alors il était en excellente forme physique. Sa condition mentale était parfaite. Il a un plan de carrière bien établi sur plusieurs années. Il sait où il s'en va. Qu'il ait un entraînement à 10 h le matin ou qu'il joue devant 21 000 personnes le vendredi soir, il déploie la même intensité. Quand les autres joueurs voient comment il est intense, comment il se prépare juste pour un entraînement régulier, c'est un élément très positif et ça facilite un peu le travail des entraîneurs. »

Source : Ckac.com


Nouvelle LNH :

Flyers : Le prix de jouer à tout prix



Ian Laperrière désirait absolument revenir au jeu en séries et il en paye le prix aujourd'hui.

Laperrière restera à l'écart du jeu pour une période indéterminée en raison des syndromes d'une commotion cérébrale.

« Je prendrais la même décision aujourd'hui, a confié le vétéran de 36 ans à Radio-Canada Sports, mardi. Avant de penser que je suis fou, on doit se placer dans mes souliers. Je joue dans la LNH depuis 16 ans et je n'avais jamais eu la chance de participer à la finale de la Coupe Stanley. Je voulais vivre ce moment. Et en plus, les médecins me disaient que j'étais correct. »

Paul Holmgren, le directeur général des Flyers, a confirmé au site Philly.com que son combatif attaquant n'a pas toujours été honnête avec l'équipe médicale de l'équipe au printemps dernier.

Laperrière reconnaît que son patron n'avait pas tort.

« Honnêtement, je ne mentais pas à l'équipe ou aux médecins, je me mentais à moi-même, a expliqué le Québécois. J'avais mal à la tête, mais j'associais cette douleur à mes problèmes de cou ou à mon nouveau casque. J'avais déjà subi des blessures au cou et je croyais que c'était lié à mes maux de tête. »

« Quand je jouais, je ressentais une bonne douleur, mais l'adrénaline me permettait de l'endurer », a ajouté Laperrière.

Il refuse maintenant de projeter une date de retour au jeu.

« Je veux maintenant prendre mon temps, je ne peux rien risquer. Je n'ai aucune idée quand je pourrai renouer avec la compétition. »

Retour sur la blessure

Le 22 avril, Laperrière a été victime d'une contusion au cerveau et d'une commotion cérébrale quand il a été atteint par un tir près de l'oeil droit dans le cinquième match contre les Devils.

« Si les médecins peuvent m'assurer qu'il n'y a pas de danger à un retour, je le ferai sans aucune hésitation, avait affirmé Laperrière le 17 mai à Radio-Canada Sports. Quand tu as des enfants et une femme, tu ne peux pas mettre ta vie en jeu. »

Cinq jours plus tard, Laperrière renouait avec l'action pour le quatrième match de la finale de l'Est contre le Canadien. Il le regrette peut-être aujourd'hui.

Au cours de l'été, Laperrière a ressenti des maux de tête, des étourdissements et des problèmes de vision.

« Il n'a jamais admis au cours de l'été qu'il avait des symptômes à la suite de sa commotion, a affirmé Holmgren aux journalistes de Philadelphie. Après des conversations avec lui dernièrement, j'ai compris qu'il nous a parfois caché la vérité pour revenir au jeu. »

Un mois sans Leighton

Les Flyers ont appris plus qu'une mauvaise nouvelle, mardi. Le gardien Michael Leighton souffre d'une hernie discale et s'absentera pour un mois.

Brian Boucher occupera donc le rôle de numéro un en début de saison.

Le Suédois Johan Backlund et le Russe Sergei Bobrovsky lutteront pour remplacer Leighton.

Source : Yahoo.com(Sports)

mercredi 19 août 2009

Entrevue avec Alexander Avtsin


"Ma place sera bientôt ici"

Les camps de développement servent à introduire les jeunes hockeyeurs aux fondements du hockey de la . On perfectionne le coup de patin, le maniement de rondelle, les lancers, en plus des leçons théoriques. Le dernier jour du camp on joue un match simulé. Ca rappelle les camps de vacances d'été.

Par son intensité, le camp de développement est beaucoup plus ardu que le réel camp d'entraînement à l'automne. Les séances commencent à 9 heures le matin et ne finissent que le soir. Comme le disait Souvorov (commandant russe) "difficile à l’entraînement, facile à la guerre". Cette expression, les jeunes canadiens l'ont expérimentés sur eux-mêmes.

(...)

À la séance de repêchage, on disait du jeune moscovite qu'il était la carte cachée de la foire des jeunes talents (sic!). Choisi 109ieme, il pourrait bien se développer comme l'une des figures importantes de la . Seul le temps le dira, pendant ce temps Avtsyn sous les feux des journalistes montréalais répond aux questions dans un anglais assez décent.

Avec l'afflux de jeunes joueurs, l'immense vestiaire des est soudainement devenu trop étroit pour les accueillir tous convenablement. Ainsi, certaines recrues n'ont reçu qu'un cintre en guise de place dans le vestiaire. Après une de nos conversations, Avtsyn a pris l'effigie à son nom pour la coller à l'endroit d'un des réguliers chez le canadien: ma place sera bientôt ici.

"Il faut apprendre deux langues"

- Ici, les méthodes d'entraînement sont différentes, me confie Avtsyn. En Russie, elles sont bonnes aussi, mais ici on accorde plus de place aux techniques de patinage et pour le jeu à un contre un. On travaille beaucoup avec la rondelle, le ballon, on lance beaucoup.

L'organisation du camp est excellente. Tout est pensé au jusqu’au moindre détail, du shampoing dans la douchhe avec la crème à raser au le gel pour les cheveux. On m'a donné un uniforme du Canadien, c'est super.

- Etes-vous content d'avoir été repêché spécifiquement par le Canadien ?

- Oui, je suis très heureux. En fait, je n'étais pas très surpris d'avoir été repêché par Montréal. Leurs dépisteurs m'ont suivi en Russie ; plus tard Trevor Timmins est venu me voir jouer à Moscou.

Je me suis déjà fait des amis russes ici, mais je ne me suis pas installé chez eux, mais à l'hôtel.

- As-tu eu assez de temps libre pour visiter la ville?

- Le soir oui, seulement le soir. On nous a montré un vidéo sur comment les joueurs de la vivent ici, ce que l'on peut faire (et ne pas faire). C'est votre vie, vous savez quoi en faire, on est seulement là pour vous aider.

Notre entraînement se terminait vers 8h00 le soir et à 23h00 c'était le couvre feu. On peut se promener près de l'hôtel, même faire un petit saut au centre ville. J'ai eu le temps d'apprivoiser la ville un peu. C'est bien ici. Je suis même allé au festival de Jazz, même si c'est pas mon genre de musique préféré, c'était intéressent.

- Tu sais que l'alignement de l'équipe change radicalement?

- Je sais seulement que Kovalev est parti à Ottawa. Mon opinion? Alex est un bon joueur mais c'était son choix. Je sais que les lui ont offert un contrat, mais il a décidé d'y penser. Puis l'équipe a retiré son offre. C'est ce que l'on m'a dit.


- Sentez-vous la pression médiatique de Montréal, chacun de vos pas est suivi par la télé.

- Ah bon? Je croyais que c'était comme ça partout au Canada. Je m'habitue tranquillement d'être un otage, ce ne sera pas un problème pour moi.

- Comment entrevoyez vous votre carrière?

- Je suis sous contrat avec le Dynamo, l'année prochaine je jouerai en Russie.

- Dans la MHL (nouvelle ligue junior russe)?

- Ou dans la , je serais probablement entre les deux. Mais dans un an je voudrais revenir à Montréal. Je voudrais sécuriser un poste à Hamilton puis je travaillerai pour monter à Montréal.

- Ca ne vous dérange pas que ce soit un club bilingue?

- Il va falloir étudier non seulement l'anglais, mais le francais aussi. Ca va me servir dans la vie. Je parle un peu l'anglais, je l'ai appris à l'école, mais je ne vais pas souvent à mes cours, le hockey prend tout mon temps. Il faut que j'y travaille.

"On te demande déjà des autographes"

- Lors du repêchage vous avez dit que votre style ressemblait à celui d'Ovechkin. Est-ce vraiment le cas?

- Partiellement, oui. J'essaie comme lui de lancer beaucoup et de jouer un style physique. Même nos noms de familles se ressemblent un peu, sourit Avtsyn. Je ne suis pas encore aussi puissant qu'Ovechkin, j'ai encore beaucoup à améliorer.

- Tout de suite après le repêchage, on a commencé à prendre ton autographe!

- J'étais vraiment surpris. En Russie, il aurait fallu que joue peut-être encore 5 ans avant que quelqu'un me demande une signature. Ici, personne ne me connaît et déjà on me demande des autographes, des photos... C'est vraiment agréable, on voit tout de suite que Montréal est une ville de hockey.

- Et sur la rue, est-ce qu'on vous reconnaît?

- Non. Mais la journée du draft, la réceptionniste à l'hôtel m'a dit " je sais que tu vas revenir ici dans un an"! J'ai l'impression qu'ici absolument tout le monde suit le hockey.

- Qu'est-ce qu'il faut que tu améliores? Sur quels aspects le club a mis l'accent?

- En premier lieu la vitesse. Non seulement le vitesse sur la glace, mais surtout la vitesse de réaction. Les batailles dans les coins, sortir plus rapidement avec la rondelle. Beaucoup de petites choses, encore énormément de travail en vue. Je me rappelle de tous les exercices que j'ai fait ici, quand je rentrerai en Russie je vais tous les appliquer.

- Avec la venue de la nouvelle MHL crois tu que les jeunes russes auront plus de visibilité?

- Je crois que oui. De ce que je sais, la MHL sera très médiatisée comme la . Certainement plus intéressant que lorsque je jouais pour le Dynamo-2.


"À propos"

Patrick Roy voulait voir Avtsyn en action et planifiait même de passer à Montréal pour le faire. Rappelons qu'un autre Alexandre (Radulov) a joué pour son équipe, Patrick l'a tellement aimé qu'il considère encore aujourd'hui presque comme un de ses fils.

"Citations"

Trevor Timmins: " On ne pouvait laisser passer la chance de repêcher Avtsyn. Il joue déjà un style nord américain, il ne craint pas le jeu physique et possède un excellent lancer. Un attaquant comme lui, ce n'est pas facile à trouver. Oui, il y avait un risque que le jeune ne vienne pas en Amérique, le facteur russe comme on l'appelle, mais on a décidé de ne pas y prêter attention.

On sait qu'Avtsyn va passer la prochaine saison en Russie, mais il y a une bonne chance que l'année suivante il joue pour Patrick Roy. Lorsqu'on préparait le repêchage, nous avons parlé de Avtsyn à Roy, et celui ci n'a pas douté de le repêcher à son tour. "

(Source : Chfans)

Je vous invite a venir discuter de ce sujet et beaucoup d'autre sur le forum de discussion CHFANS, dont je suis analyste! Heureux de pouvoir discuter avec vous! L'adresse : http://tricolore.ca/chfans/