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mercredi 16 avril 2014

LNH : « J'accorde aucune importance à l'avantage de la glace » - Jacques Lemaire



Source : 985sports.ca


À l'aube des séries éliminatoires, l'ancien joueur et entraîneur-chef de la Ligue nationale de hockey (LNH) Jacques Lemaire affirme que l'avantage de la glace ne favorise aucunement une équipe par rapport à son adversaire.
Jacques Lemaire a remporté la coupe Stanley à huit reprises comme joueur et une fois comme entraîneur, en 1995, avec les Devils du New Jersey; il a reçu le trophée Jack Adams du meilleur entraîneur en 1994 et 2003; il a également dirigé son équipe lors de 21 rondes éliminatoires de différentes saisons de la LNH. L’animateur de l’émission Les amateurs de sports, Mario Langlois, recevait en entrevue le grand homme d’hockey afin de discuter des séries qui commencent mercredi.

«Je n’accorde pas du tout d’importance à l’avantage de la patinoire, lance Lemaire, convaincu. Peu importe où l’équipe joue, il y a de la pression. En plus, il y a la parité dans les matchs. Chaque équipe est certaine d’avoir deux parties à la maison. Au fond, ça ne prend pas grand-chose pour aller chercher un match. Il est toujours possible de ramasser une partie sur deux sur la patinoire adverse.»

Une différence au niveau de l’entraînement en 2014 par rapport à l’époque durant laquelle il était à la barre des Devils du New Jersey, par exemple ?

« Aujourd’hui, les joueurs sont très bien encadrés, indique Lemaire. L’entraîneur doit surtout bien diriger et couper toutes les distractions en dehors de la patinoire. Dans notre temps (comme joueur avec le Canadien), c’était un peu différent. On commençait et on frappait Philadelphie ou Boston. Tu avais intérêt à être prêt tout de suite! On avait quand même un gros défi. Tout le monde voulait battre le Canadien. La préparation se faisait surtout de manière individuelle. Chaque joueur était mieux d’être à son meilleur...»

«C’est évident (contrairement à la difficile fin de saison des Blues de Saint-Louis) que tu aimes que ton équipe gagne vers la fin de la saison, que les joueurs soient sur une poussée et qu’ils se sentent bien, ajoute-t-il. C’est une bonne façon d’entrer dans les séries. Ce que tu as surtout de besoin comme entraîneur, c’est la santé de tes joueurs, particulièrement le gardien de but.»

Questionné justement à l’égard de l’importance des cerbères dans la LNH en 2014, Jacques Lemaire est sans équivoque.

«C’est définitivement une ligue de gardiens. Leur importance est cruciale. Tu regardes le travail qu’ils font à chaque année et tu réalises que ça te prend de plus en plus une grosse offensive pour les battre. Aujourd’hui, avec tout l’enseignement sur le jeu défensif, on est capable de contrôler une grosse partie du talent (à l’attaque) de l’adversaire. Oui, c’est une ligue de gardiens de but.»

La fameuse série contre les Flyers

Quand il parle des éliminatoires, Jacques Lemaire aime bien se remémorer la ronde finale de 1976 opposant le Canadien de Montréal aux Flyers de Philadelphie, les champions en titre de la coupe Stanley.

«C’est un moment tellement important dans le hockey. Je ne sais pas si les jeunes de la LNH peuvent éprouver aujourd’hui les mêmes émotions. Serge Savard avait dit dans la chambre avant le début de la série que si on voulait faire quelque chose pour le hockey, il fallait vaincre les Flyers. On devait penser et jouer en équipe le plus possible. Je retourne toujours en arrière quand j’entends le "God Bless America", qui jouait avant le début du match à Philadelphie. J’ai encore des frissons quand ça joue dans une joute à la télé. Ça été mon plus beau souvenir en raison de l’équipe qu’on avait cette année-là. C’était comme une famille. Je m’en suis inspiré pour bâtir des équipes comme entraîneur, bien plus tard.»

Lemaire évoque la période pendant laquelle il dirigeait le Wild du Minnesota entre octobre 2000 et avril 2011.

«Avec l’équipe qu’on avait à Minnesota, une formation nullement considérée comme l’une des plus fortes de la ligue, battre Colorado était incroyable. Lorsqu’on a été en finale de conférence contre Anaheim, le groupe de joueurs, je le sentais semblable à ce que j’avais pu connaître avec le Canadien (en 1976).»

Quel est le plus beau souvenir derrière le banc d’une équipe ?

«C’est quand on a gagné la coupe Stanley au New Jersey, lance sans hésitation Lemaire. J’avais les larmes aux yeux de voir MES enfants (ses boys) gagner la coupe. Cette expérience est difficile à expliquer… C’est comme être on the top of the world

mercredi 19 août 2009

Entrevue avec Alexander Avtsin


"Ma place sera bientôt ici"

Les camps de développement servent à introduire les jeunes hockeyeurs aux fondements du hockey de la . On perfectionne le coup de patin, le maniement de rondelle, les lancers, en plus des leçons théoriques. Le dernier jour du camp on joue un match simulé. Ca rappelle les camps de vacances d'été.

Par son intensité, le camp de développement est beaucoup plus ardu que le réel camp d'entraînement à l'automne. Les séances commencent à 9 heures le matin et ne finissent que le soir. Comme le disait Souvorov (commandant russe) "difficile à l’entraînement, facile à la guerre". Cette expression, les jeunes canadiens l'ont expérimentés sur eux-mêmes.

(...)

À la séance de repêchage, on disait du jeune moscovite qu'il était la carte cachée de la foire des jeunes talents (sic!). Choisi 109ieme, il pourrait bien se développer comme l'une des figures importantes de la . Seul le temps le dira, pendant ce temps Avtsyn sous les feux des journalistes montréalais répond aux questions dans un anglais assez décent.

Avec l'afflux de jeunes joueurs, l'immense vestiaire des est soudainement devenu trop étroit pour les accueillir tous convenablement. Ainsi, certaines recrues n'ont reçu qu'un cintre en guise de place dans le vestiaire. Après une de nos conversations, Avtsyn a pris l'effigie à son nom pour la coller à l'endroit d'un des réguliers chez le canadien: ma place sera bientôt ici.

"Il faut apprendre deux langues"

- Ici, les méthodes d'entraînement sont différentes, me confie Avtsyn. En Russie, elles sont bonnes aussi, mais ici on accorde plus de place aux techniques de patinage et pour le jeu à un contre un. On travaille beaucoup avec la rondelle, le ballon, on lance beaucoup.

L'organisation du camp est excellente. Tout est pensé au jusqu’au moindre détail, du shampoing dans la douchhe avec la crème à raser au le gel pour les cheveux. On m'a donné un uniforme du Canadien, c'est super.

- Etes-vous content d'avoir été repêché spécifiquement par le Canadien ?

- Oui, je suis très heureux. En fait, je n'étais pas très surpris d'avoir été repêché par Montréal. Leurs dépisteurs m'ont suivi en Russie ; plus tard Trevor Timmins est venu me voir jouer à Moscou.

Je me suis déjà fait des amis russes ici, mais je ne me suis pas installé chez eux, mais à l'hôtel.

- As-tu eu assez de temps libre pour visiter la ville?

- Le soir oui, seulement le soir. On nous a montré un vidéo sur comment les joueurs de la vivent ici, ce que l'on peut faire (et ne pas faire). C'est votre vie, vous savez quoi en faire, on est seulement là pour vous aider.

Notre entraînement se terminait vers 8h00 le soir et à 23h00 c'était le couvre feu. On peut se promener près de l'hôtel, même faire un petit saut au centre ville. J'ai eu le temps d'apprivoiser la ville un peu. C'est bien ici. Je suis même allé au festival de Jazz, même si c'est pas mon genre de musique préféré, c'était intéressent.

- Tu sais que l'alignement de l'équipe change radicalement?

- Je sais seulement que Kovalev est parti à Ottawa. Mon opinion? Alex est un bon joueur mais c'était son choix. Je sais que les lui ont offert un contrat, mais il a décidé d'y penser. Puis l'équipe a retiré son offre. C'est ce que l'on m'a dit.


- Sentez-vous la pression médiatique de Montréal, chacun de vos pas est suivi par la télé.

- Ah bon? Je croyais que c'était comme ça partout au Canada. Je m'habitue tranquillement d'être un otage, ce ne sera pas un problème pour moi.

- Comment entrevoyez vous votre carrière?

- Je suis sous contrat avec le Dynamo, l'année prochaine je jouerai en Russie.

- Dans la MHL (nouvelle ligue junior russe)?

- Ou dans la , je serais probablement entre les deux. Mais dans un an je voudrais revenir à Montréal. Je voudrais sécuriser un poste à Hamilton puis je travaillerai pour monter à Montréal.

- Ca ne vous dérange pas que ce soit un club bilingue?

- Il va falloir étudier non seulement l'anglais, mais le francais aussi. Ca va me servir dans la vie. Je parle un peu l'anglais, je l'ai appris à l'école, mais je ne vais pas souvent à mes cours, le hockey prend tout mon temps. Il faut que j'y travaille.

"On te demande déjà des autographes"

- Lors du repêchage vous avez dit que votre style ressemblait à celui d'Ovechkin. Est-ce vraiment le cas?

- Partiellement, oui. J'essaie comme lui de lancer beaucoup et de jouer un style physique. Même nos noms de familles se ressemblent un peu, sourit Avtsyn. Je ne suis pas encore aussi puissant qu'Ovechkin, j'ai encore beaucoup à améliorer.

- Tout de suite après le repêchage, on a commencé à prendre ton autographe!

- J'étais vraiment surpris. En Russie, il aurait fallu que joue peut-être encore 5 ans avant que quelqu'un me demande une signature. Ici, personne ne me connaît et déjà on me demande des autographes, des photos... C'est vraiment agréable, on voit tout de suite que Montréal est une ville de hockey.

- Et sur la rue, est-ce qu'on vous reconnaît?

- Non. Mais la journée du draft, la réceptionniste à l'hôtel m'a dit " je sais que tu vas revenir ici dans un an"! J'ai l'impression qu'ici absolument tout le monde suit le hockey.

- Qu'est-ce qu'il faut que tu améliores? Sur quels aspects le club a mis l'accent?

- En premier lieu la vitesse. Non seulement le vitesse sur la glace, mais surtout la vitesse de réaction. Les batailles dans les coins, sortir plus rapidement avec la rondelle. Beaucoup de petites choses, encore énormément de travail en vue. Je me rappelle de tous les exercices que j'ai fait ici, quand je rentrerai en Russie je vais tous les appliquer.

- Avec la venue de la nouvelle MHL crois tu que les jeunes russes auront plus de visibilité?

- Je crois que oui. De ce que je sais, la MHL sera très médiatisée comme la . Certainement plus intéressant que lorsque je jouais pour le Dynamo-2.


"À propos"

Patrick Roy voulait voir Avtsyn en action et planifiait même de passer à Montréal pour le faire. Rappelons qu'un autre Alexandre (Radulov) a joué pour son équipe, Patrick l'a tellement aimé qu'il considère encore aujourd'hui presque comme un de ses fils.

"Citations"

Trevor Timmins: " On ne pouvait laisser passer la chance de repêcher Avtsyn. Il joue déjà un style nord américain, il ne craint pas le jeu physique et possède un excellent lancer. Un attaquant comme lui, ce n'est pas facile à trouver. Oui, il y avait un risque que le jeune ne vienne pas en Amérique, le facteur russe comme on l'appelle, mais on a décidé de ne pas y prêter attention.

On sait qu'Avtsyn va passer la prochaine saison en Russie, mais il y a une bonne chance que l'année suivante il joue pour Patrick Roy. Lorsqu'on préparait le repêchage, nous avons parlé de Avtsyn à Roy, et celui ci n'a pas douté de le repêcher à son tour. "

(Source : Chfans)

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vendredi 14 août 2009

«C'est un rêve devenu réalité» - Scott Gomez


Même s'il ne réalise pas encore qu'il est un Canadien de Montréal, Scott Gomez croit qu'il a aboutit à l'endroit idéal pour poursuivre sa carrière.

Arrivé à Montréal le 3 août dernier, le joueur de centre a déjà pris part à des activités promotionnelles avec les membres de sa nouvelle équipe, dont le tournoi de golf de son coéquipier Maxim Lapierre, mercredi. Il a alors livré ses premiers commentaires devant les journalistes montréalais au sujet de la transaction qui l'a amené dans «la Mecque du hockey», lui qui n'avait jamais été échangé.

«Je m'étais toujours demandé comment c'était de se faire échanger. Ça se déroule plutôt vite, a expliqué l'athlète de 29 ans. Lorsque j'étais joueur autonome (en 2007), j'avais deux destinations sur ma liste : Montréal et New York. Tout a fonctionné au bout du compte.»

Le passion des partisans, un défi

Échangé au Canadien par les Rangers le 30 juin dernier, Gomez savait qu'il prenait le chemin d'une ville où la passion du hockey est omniprésente. C'est un défi qu'il voit d'un bon oeil.

«C'est un rêve devenu réalité, a-t-il dit. C'est tout un honneur. De plus, le chandail d'entraînement est teint d'un rouge authentique qui me va plutôt bien, lorsque je me regarde patiner», a-t-il lancé à la blague.

Se souvenant des histoires que racontait Larry Robinson lorsqu'il était son entraîneur chez les Devils du New Jersey, Gomez s'est aussi renseigné auprès d'anciens coéquipiers qui avaient déjà joué à Montréal, question de savoir à quoi il doit s'attendre.

«Je voulais m'assurer de faire mes devoirs, s'est-il justifié. J'ai parlé à Sheldon Souray, Jim Dowd, Turner Stevenson et Randy McKay (qui avait terminé sa carrière avec Canadien en 2002-2003). Ils ont tous dit que gagner ici ne se compare à nulle part ailleurs.»

Mais l'ont-ils mis en garde par rapport à certains «pièges»?

«Bien-sûr!», s'est exclamé Gomez, en rappelant que chaque ville a ses vices.

«Les partisans sont passionnés ici. Tu les fais vibrer un soir et ils en veulent encore le lendemain», a-t-il ajouté.

Gionta et Martin, des atouts

Le joueur américain croit aussi que les partisans aimeront la contribution offensive que Brian Gionta apportera au Canadien.

«Personne ne travaille plus fort que lui, a-t-il prévenu. Sa taille lui a toujours attiré des détracteurs, mais il travaille extrêmement fort. Les partisans verront en lui un joueur qui donne tout ce qu'il a pour marquer.»

En ce qui est de sa saison décevante (58 points, son deuxième plus bas total) avec les Rangers, la saison dernière, Gomez n'a pas voulu chercher d'excuses pour justifier son rendement.

«C'était une de ces saisons où certaines blessures mineures ne guérissaient pas et elles m'empêchaient de patiner... mais c'est du passé. Je ne voudrais pas utiliser ça comme défaite.»

D'ailleurs, il réalise que son instructeur s'attend à ce que les joueurs travaillent fort à tous les soirs pour obtenir du succès.

«Il a gagné partout où il est passé, de dire Gomez. Si un joueur travaille fort, il obtiendra du temps de glace. Le cas contraire, il n'en aura pas.»

Anecdote...

Impressionné par les talents de traducteur de Martin Lemay, ce dernier lui a demandé si les partisans pouvaient s'attendre à ce qu'il parle français à pareille date, l'année prochaine, pour l'édition 2010 du tournoi de golf de Lapierre.

«J'en fais un objectif personnel...»

(Source : CorusSports)

Mon commentaire :

C'est bien de voir que Gomez se sente a l'aise, ont apprend qu'il avait le choix en 2007 entre New York et Montréal et quand fin de compte le bon choix c'est réalisé. Je crois qu'il apporteras une contribution très attendu et obtiendras de meilleur résultats que l'an passée (58 points). Juste a penser qu'il évolueras avec Markov , Cammalleri , Gionta et Spacek sur l'avantage numérique. Avec son talent de passeur il n'aura pas de difficulté a être efficace. Il a pris quelque renseignements concernant le Canadiens auprès de Robinson, Stevenson, Souray et Mckay, je trouve cela assez pertinents, car ont voit qu'il s'intéresse a sa nouvelle équipe. Juste le fait de voir qu'il veut apprendre le français cela lui donne un air beaucoup plus sympathique. Même s'il parle comme Bryan Savage dans le temps, au moins il va faire des efforts et tout le monde va être content. En espérant qu'il ne soit pas un mauvais choix de la part de Gainey, mais pour moi, il est la meilleur acquisition, après Cammalleri, de la part de Bob Gainey cet été.

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