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mercredi 29 mai 2013

Patrick Roy : Une attitude de gagnants



Source : Rds.ca



Patrick Roy a officiellement été présenté dans ses nouvelles fonctions d’entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado et il s'est dit heureux de réaliser un autre rêve.

Cette conférence de presse attendue a été présentée en direct sur RDS Info et le RDS.ca. Notre collègue Renaud Lavoie a dévoilé que Roy avait eu des contacts avec André Tourigny, Benoit Groulx, Martin Laperrière et Mike Keane pour des postes d'adjoints à ses côtés.

À l'image de sa personnalité, Roy n'a pas tardé à insister sur l'attitude à prôner pour son équipe.
«C’est certain qu’on ne peut pas gagner la coupe Stanley tous les ans, mais nous aurons une attitude d’une équipe qui veut la gagner», a affirmé Roy, fidèle à son caractère exigeant.

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À propos de son équipe, Roy a utilisé l’exemple de Jarome Iginla qui a choisi de quitter Calgary pour Pittsburgh afin de pouvoir soulever le précieux trophée du championnat.

«C’est ce que je veux voir dans l’avenir, entendre des joueurs dire qu’ils veulent jouer au Colorado avec (Gabriel) Landeskog, (Matt) Duchene et compagnie pour avoir la chance de gagner la coupe Stanley», a-t-il évoqué.

Pour les partisans, le défi personnel et non l'argent 

Roy a obtenu un contrat non garanti de quatre saisons (avec une option pour une cinquième année) pour sa première tentative comme entraîneur dans la LNH. Il ne serait donc pas payé s'il est congédié et il a admis qu'il aurait accepté l'aventure même s'il n'avait pas hérité d'un mandat dans les décisions hockey.

«Je ne suis pas ici pour l’argent, je suis là pour les partisans et l’organisation. Je veux aussi me prouver que je peux accomplir le même travail qu’à Québec avec les Remparts», a argué Roy.

Note intéressante, Roy sera celui qui discutera avec les autres équipes de la LNH pour effectuer des transactions.

À la fin du point de presse, Roy a offert l'une de ses meilleures réponses quand il a été questionné sur le fait que les meilleurs joueurs ne font pas nécessairement de bons entraîneurs.

«Je ne suis pas nerveux à propos de cela. En fait, je suis surpris qu’on ne m’ait pas posé une question à propos de mon manque d’expérience.

«Je peux vous dire que j’ai trouvé une statistique intéressante, 100% des entraîneurs de la LNH ont été des recrues à un certain point dans leur carrière», a-t-il rappelé avec confiance.

Sans surprise, il a dû expliquer pourquoi il n'avait pas accepté ce rôle en 2009 et son explication était pertinente.

«Je pense que le moment est parfait cette fois. Je n’étais peut-être pas si prêt pour ce poste en 2009 dont en raison de ma situation familiale. Mais j’ai beaucoup appris et évolué dans les dernières années comme entraîneur et directeur général. Comme entraîneur, je trouve qu’on fait souvent l’erreur de vouloir aller trop vite», a dévoilé Roy qui est heureux d’avoir pris son temps.

De bons mots pour les gens du Québec et de Québec

Il a tenu à rassurer les partisans très rapidement à propos de son travail comme entraîneur.
«Je vais amener la même passion que lorsque j’étais joueur», leur a-t-il lancé comme message.

«Je souhaite remercier tous les partisans de Québec et du Québec pour leur soutien. Je réalise un rêve et je me sens privilégié de pouvoir amorcer cette nouvelle étape en sentant votre appui», a exprimé
Roy en français avant de répondre aux questions.

Josh Kroenke, Patrick Roy et Joe Sakic. (Source d'image: Getty)Il n'a pas hésité à admettre que la réalité sera différente de celle vécue derrière le banc dans la LHJMQ.

«Je comprends que je devrai apporter quelques ajustements, mais l’important demeure de bien se préparer. Au niveau junior, j’ai utilisé mon expérience de la LNH et des méthodes de mes meilleurs entraîneurs», a convenu Roy.

Plusieurs joueurs de l’Avalanche étaient présents pour l’appuyer dont le capitaine Landeskog, Paul Stastny et le gardien Jean-Sébastien Giguère.

Roy était entouré par Joe Sakic (vice-président exécutif des opérations hockey) et Josh Kroenke, le président de l’équipe. Il fera aussi équipe avec le directeur général Greg Sherman pour redorer le blason de l'Avalanche.

Jeudi dernier, l'Avalanche a confirmé que l'ancien gardien de but étoile avait accepté de prendre les commandes de l'équipe. Roy, qui est accueilli avec enthousiasme au Colorado, a aussi obtenu son mot à dire dans les décisions hockey de l'organisation.

Au cours de la dernière saison, l'Avalanche a conclu le calendrier écourté au dernier rang de l'Association Ouest ce qui lui permettra de bénéficier du premier choix au repêchage du 30 juin. Tout indique que le défenseur Seth Jones sera sélectionné par Roy et son entourage, mais la performance de Nathan MacKinnon au tournoi de la Coupe Memorial fait probablement réfléchir les dirigeants de la LNH.

Roy, qui est âgé de 47 ans, dirigeait les Remparts de Québec dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec depuis 2005. Il a présenté une fiche de 307-128-32 dans ces fonctions et il a notamment remporté une Coupe Memorial.

jeudi 16 juillet 2009

La course aux joueurs autonomes : Les gagnants et les perdants !



Le directeur général de Toronto, Brian Burke, estime que la plupart des équipes sont satisfaites de leur sélection au repêchage amateur. Les agents libres et les échanges qui sont effectués pendant ce temps pourraient avoir un impact immédiat.

Lorsque la saison 2009-10 débutera, les équipes vont rapidement se rendre compte si les joueurs avec lesquels il ont consenti des millions vont répondre à l’appel.

Est-ce que Ryan Smyth va apporter assez d’expérience pour aider les jeunes des Kings de Los Angeles à se faufiler en séries? Est-ce que Marian Hossa sera le marqueur de buts qui a manqué aux Blackhawks de Chicago pour leur participation en finale de la Coupe Stanley ? Et l’organisation du Canadien a-t-elle fait les bons choix ?

Toutes ces équipes ont effectués des mouvements importants dont certains d’entre eux se retrouveront dans la catégorie des perdants et d’autres des gagnants. Certaines dépenses soulèvent des questionnements.

Gagnants :

Kings de Los Angeles

Comme Chicago l’an dernier, les Kings ont utilisé la saison morte pour ajouter de l’expérience dans leur alignement et ainsi venir en aide à leurs jeunes talents n’ayant pas réussi encore à faire les séries depuis maintenant six saisons, à savoir : Smyth, qui a été acquis du Colorado en échange de Tom Preising, Kyle Quincy et un choix de 5e ronde qui est sûrement surpayé avec un salaire annuel de 6,25 millions de dollars. Mais à 33 ans, il peut encore apporter une contribution convenable au niveau des buts marqués, lui qui a réussi à quatre reprises une saison de plus de 30 buts. L’ajout de Rob Scuderi, défenseur gagnant de la Coupe Stanley, qui a signé avec les Kings comme agent libre, devrait apporter plus de caractère sur la glace et pour ses coéquipiers en défense.

Ligthning de Tampa Bay

Avec Vincent Lecavalier, Martin St-Louis et Steven Stamkos, le Ligthning possède une bonne profondeur au niveau des attaquants. Au dernier repêchage, ils ont décidé de bâtir l’avenir avec une recrue en défense de 6 pieds et 7 pouces qui se nomme Victor Hedman. L’équipe a décidé d’entourer ce noyau de joueurs avec l’ajout d’un défenseur d’expérience et constant en Mathias Ohlund et un défenseur capable de bien performer en défense en Matt Walker. Ils pourront prendre la pression sur leurs épaules et ainsi les jeunes recrues pourront mieux se développer. Tampa Bay a fait l’acquisition dans les filets d’une bonne police d’assurance en Antero Niitymaki pour seconder Mike Smith.

Perdants :

Sharks de San Jose

Après avoir gagné le Trophée du Président (trophée remis à l'équipe ayant accumulé le plus de points au classement général), les Sharks ont estimé qu’ils n’avaient pas besoin de faire de changements. Mais le statu quo n’aidera pas du tout San Jose, car l’équipe n’a jamais réussi à passer plus de deux rondes en séries éliminatoires depuis maintenant trois ans. Le seul mouvement qu’ils ont effectué, c’est qu’ils ont résigné Rob Blake pour 4 millions par saison, ce dernier qui aura 40 ans au mois de décembre.

Blackhawks de Chicago

C’est pendant la finale de la conférence de l’ouest que l’entraîneur des Red Wings, Mike Babcock, a fait remarquer qu’il attendait avec impatience le moment où le plafond salarial des Blackhawks serait très haut. Il n’aura pas eu besoin d’attendre longtemps. Après avoir signé Marian Hossa avec un contrat de 68,2 millions pour 12 ans et, par la suite, dépensé beaucoup d’argent sur leurs joueurs autonomes restrictions, Chicago se retrouve à 4,5 millions au-dessus du plafond salarial.

Rangers de New York

Le directeur général, Glen Sather, a fait un geste dans la bonne direction en se débarrassant du salaire de Scott Gomez qui est de 8 millions par saison et ce, en l’échangeant à Montréal. Mais cette transaction a été vite effacée lorsque les Rangers ont consenti un contrat surpayé à un joueur souvent blessé en Marian Garborik (37,5 millions pour 5 ans) et à un marqueur de vingt buts en Ales Kotalik (9 millions pour 3 ans). Pour rendre les choses encore plus compliquées, les Rangers doivent résigner Nikolei Zherdev (agent libre avec restrictions), lui qui a été le meilleur marqueur de l’équipe l’an passé.

Peu concluant :

Sénateurs d’Ottawa

La signature d’Alex Kovalev ont placé les Sénateurs à 2 millions au- dessus du cap salarial. Mais l’équipe croit bien sûr pouvoir remédier à cela vite fait, en échangeant le talentueux attaquant Dany Heatley, qui commande un salaire de 7,5 millions par année. Le problème avec Heatley, c’est qu’il possède une clause de non-échange et, par le fait même, il peut contrôler sa destination future. Dernièrement, il a refusé d’aller jouer à Edmonton en exerçant son droit de veto, à moins que le directeur général, Bryan Murray, trouve d’autres équipes intéressées aux services de Heatley. Cette situation nous rappelle le cas d’Alexei Yashin en 1999-2000 ; saison où il a été complètement inactif.

Ducks d’Anaheim

En échangeant Chris Pronger aux Flyers de Philadelphie et échange de deux choix de première ronde et deux joueurs (Joffrey Lupul (25 ans) et Luca Sbisa(19 ans), le directeur général, Bob Murray, va pouvoir rebâtir son alignement vieillissant sans sacrifier les prochaines saisons. Les Ducks, qui ont perdu les services de François Beauchemin et l’attaquant Rob Niedermayer, via les joueurs autonomes, ont réussi à résigner Scoot Niermayer pour 6 millions, ajouter Nick Boynton à la défensive pour 1,5 million et attirer l’ancien capitaine du canadien, Saku Koivu, en lui versant un salaire de 3,25 millions pour un an.