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lundi 8 juillet 2013

Canadiens : Une déception, une motivation



Source : Rds.ca



« Détruit », voilà le mot qu’a écrit Jean-Sébastien Dea sur son compte Twitter pour exprimer sa vive déception quelques instants après avoir été ignoré une deuxième fois par l’ensemble des clubs de la LNH lors du repêchage, dimanche dernier à Newark.

« Avec la saison que j’ai connue, j’avais confiance. J’ai tout fait cette année pour me donner les chances d’être repêché, mais ce n’est pas arrivé. »

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Fort d’une récolte de 85 points, dont 45 buts, l’attaquant des Huskies de Rouyn-Noranda avait en effet raison d’espérer. Dea avait notamment attiré l’attention des recruteurs de la LNH en tout début de campagne en inscrivant 17 buts à ses 10 premiers matchs.

« Ça m’a surpris, une saison comme celle-là, ça n’arrive pas tous les ans, confie le centre de six pieds et 160 livres. Mon poids a peut-être été un facteur déterminant dans tout ça, mais il y a toujours moyen de l’augmenter. Je garde espoir. »

Car à défaut d’avoir entendu son nom résonner dans les haut-parleurs du Prudential Center, Dea a néanmoins endossé un uniforme d’entraînement du Canadien cette semaine à titre d’invité au camp de développement de l’équipe, qui se conclura aujourd’hui avec un match intra-équipe.

« Cette invitation m’a donné un élan. C’est sûr que c’est décevant de ne pas avoir été repêché, mais je suis ici pour montrer que j’aurais dû l’être. L’important maintenant est de ne pas baisser la tête et de demeurer positif malgré la situation », note le Québécois de 19 ans.

À moins d’un revirement inattendu, Dea retrouvera donc son casier dans le vestiaire des Huskies la saison prochaine. À sa troisième campagne en Abitibi, l’attaquant sera toutefois dépouillé de son compagnon de trio Sven Andrighetto, sélectionné au troisième tour (86e au total) par le Canadien.

Une perte certes, mais surtout une preuve que tout est possible.

« Il a connu une excellente saison à 19 ans et le voilà maintenant dans l’organisation du Canadien. Je prends exemple sur Sven », lance Dea.

« Ce qui lui arrive c’est exactement ce que j’ai vécu il y a un an, note Andrighetto, qui prend lui aussi part au camp de développement du CH.

« J’imagine que je n’étais pas encore assez bon à l’époque. Il y a toujours des aspects de notre jeu que les recruteurs et les équipes de la LNH aiment moins. C’est ce sur quoi il faut travailler, sans oublier de peaufiner ses forces. »

Dea y travaille déjà. « Je dois retrousser mes manches et connaître une autre bonne saison », promet-il.

« Si on regarde ma progression depuis deux ans, on voit que je vais vers l’avant et que je ne recule pas. Je continue à m’améliorer chaque jour et après chaque pratique. C’est à moi de garder le rythme. »

Andrighetto penche pour Hamilton

Maintenant qu’il a un pied dans la porte, Andrighetto a plus ou moins envie de s’en éloigner.

Sous contrat pour les trois prochaines saisons avec Genève-Servette, un club de première division en Suisse, Andrighetto n’est en effet pas pressé de rentrer dans son pays natal.

« Si le Canadien m’offre d’aller à Hamilton, j’irai sans hésiter », indique l’ailier droit de cinq pieds neuf pouces et 188 livres. Une clause dans le contrat d’Andrighetto avec Genève-Servette lui permet d’évoluer dans la Ligue américaine ou dans la LNH.

« J’ai 20 ans et je ne savais pas si j’allais être repêché après avoir été ignoré l’an dernier. Je ne pouvais pas courir de risque et j’avais donc besoin d’un plan B. C’est pourquoi j’ai signé avec Genève », explique le joueur natif de Zurich.

Andrighetto a peut-être un plan B, mais ça reste un plan B.

« Je baigne déjà dans le hockey nord-américain. Y demeurer serait ce qu’il y a de mieux de pour moi. »

jeudi 20 juin 2013

Canadiens : Nouvelle source de motivation



Source : Rds.ca



David Desharnais n'a jamais été à court de sources de motivation au cours de sa carrière. Le joueur de centre du Canadien en aura une toute nouvelle, la saison prochaine: il voudra prouver qu'il mérite pleinement le contrat de 14 millions$ pour quatre ans que l'équipe lui a accordé en mars dernier.

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« Je vais arriver au camp d'entraînement prêt comme jamais », a-t-il affirmé en entrevue à La Presse Canadienne, en fin de semaine dernière.

Desharnais veut faire oublier la saison régulière en dents de scie et les séries éliminatoires difficiles qu'il a connues.

Des observateurs ont établi un lien entre les problèmes qu'il a éprouvés et la signature de la lucrative entente, qui entrera en vigueur en octobre.

« Ce sera un nouveau défi pour moi, a-t-il repris, en évoquant la pression qui sera plus forte. J'avais peut-être besoin de ça finalement. Parfois, on a le sentiment d'être rendu à destination et de ne plus avoir rien à prouver. C'est toujours positif d'avoir de nouveaux objectifs et de devoir lutter afin de les atteindre. »

Avec le recul, Desharnais maintient que l'obtention, pour la première fois depuis le début de sa carrière, d'une bonne sécurité d'emploi n'a absolument rien à voir avec la baisse de rendement qu'il a eue sur la glace.

« Ça n'a aucun rapport, c'est sûr, a-t-il réitéré. Au contraire, ce nouveau contrat ne peut que m'être bénéfique. Sur le coup, tu peux connaître une légère baisse, mais ça ne dure que quelques jours. Après, c'est le retour à la normale. »

Le hockeyeur de Laurier-Station met plutôt sur le compte de la saison écourtée les difficultés qu'il a connues - 28 points en 48 matchs en saison régulière, en plus d'une passe en cinq rencontres des séries.

Fin de saison décevante pour Desharnais

« Ça arrive que ça aille moins bien, a noté l'athlète de 26 ans. C'était une saison écourtée, ç'a joué contre moi. Sur une saison de 82 matchs, tu vas connaître des périodes léthargiques. Mais tu as plus de temps pour t'en sortir et ça finit par s'équilibrer à la fin de la saison.

« Je ne suis pas inquiet sur une saison de 82 matchs, tout va rentrer dans l'ordre », a-t-il ajouté, sachant qu'on s'attend davantage de lui ainsi que de Max Pacioretty.

« On parle de Max, mais il a tout de même fini au premier rang des marqueurs de l'équipe. Cela dit, on doit redoubler d'ardeur, être meilleur et plus constant, il n'y a aucun doute là-dessus. »

L'encre de sa signature au bas du nouveau contrat n'était pas sèche que déjà des observateurs soutenaient que Desharnais serait éventuellement le joueur de centre de l'équipe le plus susceptible d'être échangé, quand le jeune Alex Galchenyuk sera muté à la position de centre.

Desharnais, qui ne modifiera rien à sa routine d'entraînement estivale, a dit n'avoir guère prêté attention à cette analyse.

« J'étais plus facile à échanger avant de signer, a-t-il relevé. Si les dirigeants m'ont offert un contrat de quatre ans, c'est parce qu'ils pensent que je peux aider l'équipe, pas une autre équipe.

« Les échanges font partie du sport et c'est hors de mon contrôle, a-t-il poursuivi. Je suis un Québécois qui veut jouer avec le Canadien. Ce sera une autre source de motivation pour moi. Je transforme toujours les défis en motivation. »

 «Je veux tourner la page»

Desharnais participait, samedi, au tournoi de golf caritatif de l'ancien hockeyeur Philippe Boucher, qu'il parraine en compagnie d'un autre joueur du comté de Lotbinière, Antoine Vermette des Coyotes de Phoenix.