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mercredi 27 février 2013

Canadiens : Bergevin fier de son coup



Source : Rds.ca


Le directeur général du Canadien Marc Bergevin a procédé à son premier échange majeur depuis qu’il est en poste, mardi soir, alors qu’il a expédié le vétéran Erik Cole aux Stars de Dallas.

En retour, Bergevin a rapatrié l’attaquant Michael Ryder en plus de mettre la main sur un choix de troisième ronde au prochain repêchage.

« Je suis très fier de cette transaction », a lancé d’entrée de jeu Bergevin pendant une conférence téléphonique. « Michael est un joueur qui produit en supériorité numérique et qui a déjà remporté la coupe Stanley avec les Bruins de Boston. »

Ryder a disputé 4 saisons avec le Canadien, après avoir été repêché en 8e ronde en 1998. Il a inscrit 99 buts et récolté 108 passes en 314 matchs entre 2003 et 2008. L’auteur de 2 saisons de 30 buts a déjà joué sous les ordres de Michel Therrien avec les Citadelles de Québec dans la Ligue américaine de hockey.

Bergevin a martelé que cette transaction en était d’abord une de hockey, mais que dans la réalité d’aujourd’hui, il ne pouvait pas ne pas tenir compte du plafond salarial. Ryder deviendra joueur autonome sans compensation à la fin de la présente saison, tandis que Cole est encore sous contrat pour 2 ans et 8 millions $ US - comptabilisés à la hauteur de 4,5 M $ sous le plafond.

« Toutes les portes sont ouvertes quant à l’avenir de Michael avec le Canadien », a ajouté Bergevin. « Je n’exclus aucun scénario. »

Au cœur d’une tourmente quant à son avenir en début de saison, Cole n’aurait jamais demandé à être échangé. Il a néanmoins levé sa clause de non-échange pour passer aux Stars.

« Il ne faisait pas moins partie de nos plans dernièrement », a expliqué Bergevin. « Il arrive que le temps de jeu diminue ou augmente pendant la saison. »

Après avoir signé un contrat de 4 ans et 18 millions à l’été 2011, Cole avait connu une première excellente saison avec le Canadien en marquant 35 buts et obtenant 26 passes en 82 rencontres. Il n’a cependant jamais été en mesure de prendre son rythme depuis le début de la saison écourtée alors que l’Américain a été limité à 3 buts et autant de passes en 19 parties.

« Il possède encore beaucoup de vitesse et de puissance pour un gars de son âge », a fait remarquer le DG des Stars Joe Nieuwendyk. « Le fait qu’il soit sous contrat pour encore deux ans nous sécurise beaucoup. »

Bergevin a dit que la transaction s’est conclue rapidement, tandis que Nieuwendyk a révélé que les deux équipes discutaient depuis une 10aine de jours déjà.

mercredi 26 août 2009

Le nouveau Canadien sauvera-t-il Gainey?


C’est la question de l’été : pis, le Canadien ? demandent immanquablement les amateurs aux journalistes assignés à la couverture du Tricolore qu’ils croisent sur leur chemin. Pas besoin d’en dire plus. On comprend tout de suite. C’est la réponse qui est complexe.

Le Canadien forme ni plus ni moins une nouvelle équipe avec sept nouveaux joueurs dans ses rangs et un nouvel entraîneur en chef, du jamais vu dans son histoire centenaire. Et de nouveaux propriétaires, ne l’oublions pas.

Dans les circonstances, il est étonnant que Bob Gainey soit encore à son poste. Quand une organisation procède à un tel remue-ménage, tout le monde y passe sans exception, le directeur général aussi. Gainey a survécu à la purge, mais il est sur la sellette. Il a beau être aimé et respecté de la famille Molson, les nouveaux propriétaires sont en droit de s’attendre à de bons résultats et ils les exigeront.

La rentabilité du Centre Bell et des secteurs connexes au hockey, c’est bien beau, mais pour eux, les performances sur la glace auront préséance.

Il leur est aussi naturel de brasser de la bière que de diriger une équipe de hockey. C’est dans leurs gènes.

Ça passe ou ça casse !

Son plan quinquennal ayant échoué, Gainey joue gros et il le sait. Il en est à la dernière année d’une prolongation de contrat de quatre ans. Il joue à quitte ou double, un jeu qu’il a déjà perdu une fois.

C’était il y a huit ans, lorsqu’il dirigeait les Stars de Dallas. Dans l’espoir de remettre à flot une équipe qui s’était échouée en deuxième ronde des séries, après deux participations consécutives en finale de la coupe Stanley, il s’était lancé dans de grosses dépenses en raflant Pierre Turgeon, Valeri Kamensky, Donald Audette et Rob DiMaio sur le marché des joueurs autonomes.

Gainey a gardé un mauvais souvenir de cette expérience.

« Le mariage augurait bien en juillet», a-t-il raconté lorsqu’il donnait son point de vue sur le marché des joueurs autonomes avec les journalistes montréalais, l’an dernier.

« Mais en novembre, c’était le divorce ! » a-t-il ajouté avec son humour bien à lui.

Audette avait été échangé au Canadien parce que Ken Hitchcock le jugeait incapable de s’intégrer à son système de jeu. En janvier, Hitchcock se voyait montrer la sortie et Gainey était mis sur une tablette.

Mais ne cédons pas à la panique. Au contraire, on réclamait des changements à grands cris depuis longtemps et on en a eu plus qu’on ne le souhaitait. La prochaine saison s’annonce à tout le moins intéressante.

Tout le monde a hâte de voir ce que la métamorphose apportée par Gainey va donner sur la patinoire. L’intérêt est tel que le Réseau des sports songe à présenter trois ou quatre matchs préparatoires, comparativement à un ou deux comme au cours des dernières années.

Martin : sa meilleure carte

Avec Jacques Martin derrière le banc, il y a lieu d’être raisonnablement optimiste. Beaucoup plus que si la direction avait fait appel à un autre entraîneur en chef sans expérience de la Ligue nationale. Martin est un homme organisé et d’une grande rigueur qui insiste sur le souci du détail et du travail bien fait.

Pour ceux qui disent qu’il connaît du succès en saison régulière, mais qu’il n’a jamais rien gagné en séries, ses 23 années d’expérience dans la LNH sont sa meilleure référence. S’il était aussi mauvais entraîneur que ses dénigreurs le disent, il y aurait longtemps qu’on ne le verrait plus.

On connaît des entraîneurs ayant remporté la coupe Stanley dans cette décennie qui sont sans travail ou qui ont bénéficié d’une deuxième chance.

Les Sénateurs d’Ottawa avaient beau compter plusieurs bons joueurs sous le régime Martin, ils n’ont jamais misé sur un gardien capable de les mener loin en séries.

Aux jeunes de se prendre en main

Ça nous amène à Carey Price.

La saison qui approche en sera une de vérité pour le jeune gardien. Price jouera son avenir au cours de la prochaine campagne. Il en est à la dernière saison de son contrat.

En prenant la peine d’être allé le voir à un camp pour gardiens à Calgary, Martin lui a montré qu’il se fiait à lui pour bien protéger le fort. Le nouvel entraîneur est un fin psychologue. Si Price ne remet pas sa carrière sur les rails sous sa direction, on se demande bien quel entraîneur réussira à avoir une influence positive sur lui.

Scott Gomez, acquis dans une transaction, aura des choses à prouver après deux saisons ordinaires avec les Rangers.

Les six joueurs cueillis sur le marché des joueurs autonomes, Mike Cammalleri, Brian Gionta, Travis Moen, Jaroslav Spacek, Paul Mara et Hal Gill, devront montrer que le Canadien a eu raison d’investir de grosses sommes dans leurs talents.

Outre Price, d’autres jeunes joueurs devront aussi faire montre de plus de sérieux et livrer la marchandise. Tomas Plekanec, s’il est encore là au début de la saison, Andrei et Sergei Kostitsyn, Guillaume Latendresse et Matt D’Agostini n’ont plus droit à l’excuse. À eux de se mettre au travail.

Si tout le monde met l’épaule à la roue, l’hiver pourrait être plus agréable qu’on n’ose le penser.

(Source : RueFrontenac)

Mon commentaire :

Selon moi, Gainey est rendu au bout de son chemin si les choses ne se concrétise pas cette saison pour lui, il sera limogé. Bien sur l'acquisition de Jacques Martin pourrait bien lui sauver la peau, car le nouvel entraineur est reconnu pour être très bien organisé et certaine fois assez strict avec ses joueurs. Bien sur les nouvelles acquisitions fait par Gainey cet été devront répondre vite a l'appel car les nouveaux propriétaire n'auront pas fait confiance a Gainey juste pour qu'il investisse dans des joueurs non productif. Je crois que Gainey sera encore en poste a la fin de la saison, mais pour la saison 2010-2011 j'en doute fort bien, il en est a ses dernier moments avec le CH. Avec toutes les signatures qu'il a fait ont va se rappeler de lui une couple d'année. Pour finir, je crois que Gainey avec tous c'est signatures, mais les joueurs mis sous contrat répondront-ils a l'appelle et les jeunes seront-ils capable de se ressaisir?

Je vous invite a venir discuter de ce sujet et beaucoup d'autre sur le forum de discussion CHFANS, dont je suis analyste! Heureux de pouvoir discuter avec vous! L'adresse : http://tricolore.ca/chfans/

vendredi 26 juin 2009

Canadien : Les priorités de Gainey




Le renouveau du Canadien de Montréal a fait les premières victimes sur la glace.

En fait, à ce jour, un seul joueur a reçu une offre concrète: Mike Komisarek. Le directeur général Bob Gainey a confirmé la nouvelle jeudi.

« Je suppose qu'il est notre priorité parce qu'il est le seul à qui j'ai décidé de mettre quelque chose de concret sur la table », a dit le patron lors d'un point de presse.

Le DG du Canadien a proposé un contrat à long terme à son défenseur américain de 27 ans.

Gainey a en même temps indiqué qu'il se promettait de négocier avec cinq « dossiers prioritaires » une fois le repêchage terminé. Saku Koivu, Alex Kovalev, Mathieu Schneider, Alex Tanguay et Komisarek forment le groupe sélect.

Un échange majeur?

Bien sûr, pas un jour ne passe sans que la venue d'un joueur d'impact à Montréal fasse la manchette.

Toujours sans surprise, le nom de Vincent Lecavalier a fait surface...

« L'arrivée d'un joueur d'impact n'est pas impossible. Nous sommes en bonne position, on dispose de beaucoup d'argent. »

Pour alimenter les discussions, Gainey a admis qu'il était capable de « danser avec Brian Lawton ».

Gainey et son homologue du Lightning de Tampa Bay se sont reparlé depuis l'échange public de critiques.

Bouillon oublié

Parmi les victimes, il y a Francis Bouillon. Son agent Bob Perno a confirmé que la direction du CH avait avisé le petit défenseur qu'il ne recevrait aucune offre d'ici le 1er juillet.

Bouillon entend donc tester le marché des joueurs autonomes.

« Pas par choix, précise Perno sur les ondes de Sports Extra. Dans le meilleur des mondes, Francis aurait souhaité s'entendre avant le 1er juillet. Francis étant de Montréal, il adore jouer pour le Canadien et il respecte l'organisation. Il est déçu, mais c'est ça le monde des affaires. »

La saison dernière, Bouillon a raté 29 matchs en raison d'une blessure à une jambe, puis à l'aine. Cette dernière blessure l'a d'ailleurs contraint à rater les séries, sauf pour quelques présences lors du 2e match contre les Bruins.

Bouillon a joué 9 saisons à Montréal, démontrant sans cesse son irréprochable éthique de travail. En 485 matchs, il totalise 21 buts et 81 aides. Il touchait la saison dernière 1,85 million de dollars.

Pas plus de pression

Au cours des trois dernières années, le CH a pigé dans la cour du Minnesota avec son premier choix: David Fisher en 2006, Ryan McDonagh en 2007 et Danny Kristo en 2008.

Trevor Timmins, le directeur du recrutement, n'entend pas changer sa philosophie même si le repêchage se tient à Montréal cette année.

« Il n'y a toutefois pas de différence à mes yeux entre un repêchage à Montréal et un en Caroline, explique Timmins. Le talent demeure la plus grande priorité. Je tiens toutefois à préciser qu'il y a toujours de la pression à repêcher un joueur du Québec. Nous sommes le Canadien de Montréal, alors c'est logique de regarder les espoirs d'ici. »

Détenteur du 18e choix au premier tour, le Canadien n'écartera pas la possibilité d'améliorer son sort.

« J'aimerais cogner à la porte de Bob Gainey pour lui demander d'obtenir le tout premier choix, affirme Timmins en éclatant de rire. De façon plus réaliste, nous pourrions tenter de grimper de quelques échelons si nous avons peur de perdre le joueur que nous convoitons.

S'il devait demeurer au 18e échelon, Timmins a refusé de dévoiler sa stratégie. Tout de même, il aurait les yeux sur Louis Leblanc, un centre natif de Kirkland qui jouait à Omaha la saison dernière.

« L'an dernier, le prix exigé pour grimper d'un, deux ou trois rangs au premier tour était élevé, a ajouté Timmins. On exigeait un choix de 2e tour en plus d'inverser nos choix de premier tour. »

Le problème pour le Canadien: il ne détient pas de choix de deuxième tour. En revanche, le Tricolore parlera à deux reprises lors du troisième tour. Au total, le Canadien a sept choix en banque pour le repêchage.

En attente

Par ailleurs, Bob Gainey a confirmé que le Canadien a bel et bien demandé à la Ligue nationale d'organiser un match au stade olympique.

Gainey a indiqué qu'aucune décision n'a toutefois été prise à ce sujet par la LNH.

Le Canadien souhaiterait disputer un tel match pour conclure les célébrations du centenaire de l'équipe.

(Source : Yahoo)

mardi 2 juin 2009

Prochaine étape: les joueurs autonomes




(Source : Yahoo)

Avec Jacques Martin à ses côtés, Bob Gainey s'attaquera maintenant à un autre défi, celui des joueurs autonomes.

Avant de jeter des lignes à l'eau, Gainey devait d'abord connaître l'homme qui se retrouvera derrière le banc de son équipe.

« Nous voulons faire les choses selon un ordre établi, explique Gainey. Avec un entraîneur en place, c'est la première étape. Sans un entraîneur, tu ne peux pas leur dire à quoi ressemblera leur temps de glace ou avec qui tu entends les utiliser. C'était primordial de régler ce dossier. »

Gainey dispose maintenant d'une fenêtre de 30 jours pour cibler les joueurs qu'il désire convaincre de rester à Montréal. Parmi les 10 travaux de Gainey, on retrouve les Alex Kovalev, Alex Tanguay, Saku Koivu et Mike Komisarek.

Motivations secrètes

Reconnu pour bien cacher ses cartes, le stoïque DG n'a pas voulu dévoiler ses intentions.

« Je n'ai pas parlé à tout le monde, mais pendant une semaine, j'ai passé des coups de fil, dit Gainey. Maintenant, je vais pouvoir rencontrer les gars et vers la mi-juin, je pourrai leur dire s'ils sont dans nos plans. »

Au lendemain de l'élimination du CH aux mains des Bruins de Boston, Mike Komisarek parlait de son passage à Montréal au passé. Gainey a-t-il perçu les déclarations de son gros défenseur comme un signe de départ?

« Ce n'était pas vraiment une surprise pour moi. Les heures après un dernier match, ce n'est pas un bon temps pour exprimer comment on se sent. C'est trop frais et ça prend du temps pour évaluer ta position. Il a possiblement parlé sous l'émotion. »

Un autre dossier prioritaire, Alex Kovalev, semblait nettement moins préoccupant à la fin de la saison.

« Il a connu une bonne fin de saison, mais dans son cas, je veux le voir patiner en premier et penser à dribler la rondelle en deuxième. »

Une fois les dossiers « locaux » réglés, Gainey se tournera vers le grand univers de la LNH. Marian Hossa, Martin Havlat et Jay Bouwmeester sont les plus grandes vedettes toujours disponibles... et ils ont tous travaillé sous les ordres de Martin.

lundi 1 juin 2009

Canadien : Martin, l'homme des grands défis




(Source : Yahoo)

En toute quiétude, Bob Gainey a fait son choix: Jacques Martin.

Martin deviendra le nouvel entraîneur du Canadien de Montréal lundi à 14 h. Et il aura les coudées franches pour ses adjoints.

Selon une source proche de l'organisation, Mario Tremblay serait éventuellement nommé entraîneur adjoint. Jacques Lemaire, lui, deviendrait consultant auprès de Bob Gainey.

Martin quitte les Panthers

Au cours des derniers jours, Martin négociait avec les Panthers de la Floride pour le rachat de son contrat comme directeur général.

Le Franco-Ontarien détient encore plusieurs années à son contrat. On ne sait pas quelle compensation le CH offira aux Panthers.

Malgré un déficit de talent évident, son équipe s'est presque qualifiée pour les séries l'an dernier. Avec Martin dans le rôle de DG, les Panthers ont terminé au 9e rang dans l'Est avec autant de points que le Canadien au 8e rang.

L'été dernier, Martin avait cédé son poste d'entraîneur à Peter DeBoer.

Sous la gouverne de Martin, les Sénateurs ont gagné leur premier trophée du Président avec une fiche de 52-21-8-1 en 2002-2003. Il a été finaliste quatre fois au trophée Jack-Adams, et il a gagné le précieux titre en 1998-1999.

Comme entraîneur dans la LNH, Martin montre une fiche de 517 victoires et 406 défaites, 119 nulles et 56 défaites en prolongation.

Son plus grand coup comme DG aura été l'échange de Olli Jokinen pour Keith Ballard et Nick Boynton le 20 juin 2008. Depuis, il a solidifié l'équipe en offrant de longs contrats à Nathan Horton, Stephen Weiss et Keith Ballard.

Par transactions, Martin a aussi acquis le gardien Tomas Vokoun, contre trois choix au repêchage, ainsi que le défenseur Bryan McCabe, contre Mike Van Ryn. Son bilan est toutefois assombri par les étoiles floridiennes David Booth et Jay Bouwmeester, sans contrat pour la prochaine saison.

samedi 30 mai 2009

Canadien : Les précisions de Gainey




(Source : Yahoo)

Bob Gainey soutient qu'il a les coudées franches dans ses fonctions de directeur général du Canadien de Montréal, mais il reconnaît qu'un nouveau propriétaire pourrait orienter l'équipe vers une nouvelle direction.

Le directeur général, et jusqu'à preuve du contraire entraîneur du Tricolore, était à Toronto jeudi pour rencontrer les espoirs les mieux cotés en vue du repêchage amateur de la LNH des 26 et 27 juin.

Selon La Presse, qui a rencontré Gainey, la vente de l'équipe est le dossier numéro un du Canadien en ce moment. Le DG doute donc de la nomination d'un nouvel entraîneur à très court terme.

Le Canadien compte pourtant 10 joueurs qui obtiendront leur pleine autonomie le 1er juillet. Pire, Gainey reconnaît que les pourparlers ne sont avancés avec aucun d'entre eux. Il signale avoir déterminé ses besoins, surtout à l'attaque et en défense, en précisant être à l'aise avec la situation du Canadien devant le filet.

Le directeur général ajoute ne pas être d'accord avec ceux qui croient qu'il sera difficile d'attirer des joueurs autonomes à Montréal. Il fait remarquer que 14 équipes ont raté les séries éliminatoires et que sept autres, outre le Canadien, ont subi l'élimination au premier tour.

mercredi 15 avril 2009

Le métier de défenseur n’est pas toujours facile !


Après avoir aidé les Stars de Dallas à gagner la Coupe Stanley en 1999, le vétéran défenseur Craig Ludwig a commencé à ce moment-là à recevoir des appels de Toronto pour le Temple de la renommée. Les représentants de Toronto ne voulaient pas introduire un des meilleurs bloqueurs de tirs au Temple ; la seule chose qu’ils désiraient était ses protecteurs de tibia.

Pourquoi voulaient-ils ces fameux protecteurs ? Le fait est que Ludwig a joué tout son hockey mineur et ses 20 ans de carrière dans la LNH, en jouant avec les mêmes protecteurs. Étant considéré comme le meilleur bloqueur de tirs de tous les temps, il méritait sa place sur le mur du Temple de la renommée.

Il va sans dire que bloquer un tir est en soit un exploit extraordinaire. Se jeter devant un tir qui peut atteindre en moyenne 140 km/h peut s’avérer un jeu très important au cours d’une partie.

Avec les séries qui débutent aujourd’hui, l’importance de bloquer un disque de six onces en caoutchouc dur prend un impact supplémentaire. Beaucoup plus de joueurs vont être enclins à payer le prix pour bloquer des tirs. Bloquer un tir n’est pas pour les personnes timides. La douleur est la plupart du temps la récompense après avoir fait l’acte.

Le défenseur d’Anaheim, Chris Pronger, a déjà reçu un tir sur la poitrine, provoquant un arrêt momentané de son cœur. L’attaquant de Montréal, Trent McCleary, a mis fin à sa carrière lorsqu’il a voulu stopper un tir, mais que ce dernier s’est dirigé directement vers sa gorge. Cela lui a valu une fracture du larynx et une chirurgie majeure afin qu’il retrouver la parole.

Dimitri Yushkevich, pour sa part, a reçu un tir frappé directement dans le front en 1998, fracturant sa cavité de sinus. Micheal Peca, de son côté, a reçu un tir sur le pied droit, lui fracturant toutes les orteils et l’a amené à l’infirmerie pour quasiment deux saisons d’affilées. Quant à Patrick Thoresen, il a essayé de bloquer un tir pendant les séries de l’an passé et il l’a reçu directement dans l’aine et a quasiment failli perdre un testicule.

Un tir bloqué, comme un combat, peut susciter un revirement de momentum chez les coéquipiers du joueur qui réussit le jeu. La façon idéale pour bloquer un tir consiste à laisser les pieds entre le tireur et le but, laissant les équipements de protection prendre le coup. Richard Matvichuk, qui a joué avec les Stars et gagné la Coupe Stanley avec Lugwig, a perfectionné la méthode à un genou, ce qui permet au joueur de pouvoir se relever plus rapidement après avoir bloqué le tir.

Mais, dans le feu de l’action, souvent la détermination dépasse le bons sens et cela résulte à ce que les joueurs se mettent en position horizontale sur la glace, le tout rendant le joueur en position beaucoup plus vulnérable aux blessures.

Le blocage de tirs a joué un rôle important dans la conquête de la Coupe Stanley des Stars en 1999. L’ancien directeur général, Bob Gainey, était lui-même un spécialiste en cette matière et a forgé son équipe à ce moment-là de joueurs très qualifiés dans le domaine, avec les défenseurs Derian Hatcher, Darryl Sydor, Craig Ludwig et Richard Matvichuk , et les avants Guy Carbonneau, Mike Keane et Dave Reid.

Sydor, pour sa part, est devenu beaucoup plus qu’un simple spécialiste dans les tirs bloqués au cours de sa carrière : après que les Stars ait fait son acquisition en novembre, via une transaction, il a été le meilleur défenseur au chapitre des tirs bloqués cette saison.

Pour conclure, on peut dire qu’au lieu de défier l’attaquant, les défenseurs sont maintenant plus tentés de se jeter devant un tir ou une passe pour essayer de bloquer, ce qui représente une importance capitale dans un match pour un spécialiste en la matière.

lundi 30 mars 2009

Gainey : A-t-il un impact ?




Nous pouvons constater que ces temps-ci, le Canadiens a retrouvé son allure du début de saison, après avoir traversé un mois de février très difficile affichant une fiche de 6-7-1 et un début de mois de mars catastrophique avec comme résultats 4-5-3. Depuis que Bob Gainey est en poste comme entraîneur-chef, le tricolore a maintenu une fiche de 3-3-3 et donc, on peut dire que l’équipe s’en tire bien tout de même.

Premièrement, le fait que Guy Carbonneau ait été congédié ; il était question qu’il avait perdu le contrôle du vestiaire. Si Gainey pensait qu’en prenant la relève en arrière du banc, cela pourrait relancer l’équipe et bien, au début, rien n’a changé dans les performances des joueurs sur la glace. Mais depuis maintenant trois matchs, on dirait que le CH a retrouvé son aplomb. Mais, pourquoi sont-ils devenus aussitôt motivés ? Peut-être que le fait d’avoir le directeur général derrière le banc, peut aider certains joueurs voulant renégocier un nouveau contrat l’an prochain et pour faire monter les enchères...!
Alors, observons ensemble les statistiques des joueurs depuis que Bob Gainey est devenu entraîneur-chef de l’équipe :

GARDIENS :

1) Jaroslav Halak : fiche de 0-3-0, moyenne de 3,21, taux d’efficacité de .920 % ;
2) Carey Price : fiche de 3-0-3, moyenne de 3.87, taux d’efficacité de .883 %.

On peut dire que Halak n’a pas eu d’appui offensif comparativement à Price.

DÉFENSEURS :

1) Patrice Brisebois : 6 matchs, 0 but et 1 passe, fiche +/- de -3 ;
2) Josh Gorges : 9 matchs, 0 but et 4 passes, fiche +/- de 0 ;
3) Roman Harmlik : 9 matchs, 1 but et 0 passe, fiche +/- de 0 ;
4) Mike Komisarek : 9 matchs, 0 but et 1 passe, fiche +/- de +1 ;
5) Andrei Markov : 9 matchs, 1 but et 9 passes, fiche +/- de +2 ;
6) Ryan O’byrne : 3 matchs, 0 but et 1 passe, fiche +/- de -3 ;
7) Mathieu Schneider : 9 matchs, 0 but et 7 passes, fiche +/- de 0.

Nous pouvons remarquer que seulement Schneider et Markov ont aidé à relancer l’attaque, totalisant pas moins de 18 points en 9 matchs. Mention honorable à Gorges qui a obtenu 4 passes.

ATTAQUANTS :

1) Matt D’Agostini : 7 matchs, 0 but et 1 passe, fiche +/- de -2 ;
2) Mathieu Dandenault : 6 matchs, 0 but et 2 passes, fiche +/- de +2 ;
3) Chris Higgins : 9 matchs, 1 but et 2 passes, fiche +/- +3 ;
4) Saku Koivu : 9 matchs, 4 buts et 4 passes, fiche +/- de -1 ;
5) Andrei Kostitsyn : 7 matchs, 0 but et 1 passe, fiche +/- de -5 ;
6) Sergei Kostitsyn : 3 matchs, 0 but et 0 passe, fiche +/- de -2 ;
7) Tom Kostopolous : 9 matchs, 1 but et 2 passes, fiche +/- de +3 ;
8) Alex Kovalev : 7 matchs, 6 buts et 1 passe, fiche +/- de -3 ;
9) Maxim Lapierre : 9 matchs, 3 buts et 2 passes, fiche +/- de +7 ;
10) Georges Laraque : 1 match, 0 but et 0 passe, fiche +/- de -1 ;
11) Guillaume Latendresse : 6 matchs, 3 buts et 1 passe, fiche +/- de +2 ;
12) Glen Metropolit : 9 matchs, 2 buts et 0 passe, fiche +/- de -1 ;
13) Tomas Plekanec : 9 matchs, 2 buts et 1 passe, fiche de -6 ;
14) Gregory Stewart : 4 matchs, 0 but et 0 passe, fiche de -1 ;
15) Alex Tanguay : 8 matchs, 4 buts et 8 passes, fiche de +6.

On peut dire que chez les attaquants, tous les succès récents peuvent être associés à cinq d’entre eux (Koivu, Kovalev, Latendresse, Lapierre, Tanguay) et ce, pour leurs bonnes performances.

En neuf matchs, le Canadiens a inscrit 28 buts et en a accordés pas loin de 33, l’avantage numérique ayant obtenu 8 buts sur 42 tentatives pour un pourcentage d’efficacité de 19 %. Pour le désavantage numérique, cela a été un problème car le Canadiens a seulement tenu en échec 25 chances sur 34 contre leurs adversaires et donc pour un faible pourcentage de 73.5 % d’efficacité.

Pour conclure, à mon avis, le fait que Gainey soit devenu entraîneur a poussé certains joueurs à en donner plus. Cinq de ces joueurs (Higgins, Koivu, Kovalev, Schneider et Tanguay) ont un contrat à renégocier pour l’an prochain. Est-ce un hasard...ou le fait que les joueurs tombent agents libres avec ou sans restriction ?