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jeudi 22 mai 2014

Canadien : Brière a confiance en Thomas Vanek #ch #canadien #hockey #montreal #habs




source : 985sports.ca

 Daniel Brière connaît bien Thomas Vanek. Lui qui l'avait hébergé à ses débuts chez les Sabres de Buffalo n'est pas inquiet du rendement de son coéquipier.
Interrogé sur le sujet à son arrivée en sol new-yorkais mercredi, le joueur québécois sait que Vanek saura rebondir. Il suffit d'attendre le bon moment.

« Je ne suis pas inquiet pour Thomas. C'est le genre de joueur qui peut à n'importe quel moment sortir de sa torpeur et faire mal à l'autre équipe. C'est ça Thomas Vanek. Avec tout le talent qu'il a, tu ne sais jamais quand ça va frapper. »

Brière a tenu à rappeler que les détracteurs de Vanek tenaient le même discours lors de la série contre les Bruins. Il se dit confiant de voir l’Autrichien s’inscrire au pointage.

« On parlait de lui en début de série contre Boston, que ça n’allait pas trop bien et dans un match il en a scoré deux. Il n’y a pas de doutes dans son esprit. Ça prend juste un shift pour tout changer. »

Percer le filet de Lundvquist

Si Vanek compte contribuer au succès du Canadien en marquant quelques points, il faudra avant tout déjouer l’un des meilleurs gardiens de la ligue présentement, Henrik Lundvquist.

Daniel Brière croit qu’il faut surtout continuer à lancer et installer un trafic devant la cage du portier des Rangers.

« On a fait du bon travail au dernier match. On se dit qu’il ne pourra pas continuer comme ça. Il faut trouver une façon de sortir de cette zone-là. On a de petites idées, mais c’est sûr qu’on ne va pas en parler publiquement. » a-t-il avoué le sourire aux lèvres.

L’autre arme qui permettrait au Tricolore de s’inscrire dans cette série repose sur les épaules du jeune gardien Dustin Tokarski.

En bon vétéran, le numéro 48 croit que Tokarski devra profiter de son expérience au Madison Square Garden et de s’amuser.

« Tout ce que je suggère à Dustin, c’est d’en profiter au maximum. N’aie pas de regret une fois que c’est terminé. Il arrivera ce qu’il arrivera. J’ai été bien impressionné par son travail (au match no2). Il n’avait pas l’air d’un gars qui avait peur d’être là.»

lundi 13 mai 2013

Canadiens : On a raison d'avoir confiance



Source : Rds.ca



Marc Bergevin s'est acquitté de son bilan de fin de saison sur un ton plutôt détendu, mais nous n'avons pas appris beaucoup de choses. Nous sommes habitués à ce genre de post mortem. Dans ces moments-là, soit qu'on cherche à embellir l'avenir en dissimulant le présent sous le tapis, soit qu'on préfère se montrer discret sur les changements qu'on projette de concrétiser durant la saison morte. Bergevin, lui, favorise la discrétion.

Le jour de son embauche, il avait raconté quel genre de gestionnaire il avait l'intention de devenir. Il avait aussi pris un engagement formel, celui de rétablir le fait français dans l'équipe. Il s'y est attardé en embauchant des hommes de hockey majoritairement francophones. Il a ramené Francis Bouillon au sein d'une équipe qu'il n'aurait jamais dû quitter et il semble maintenant vouloir ouvrir la porte à des jeunes comme Charles Hudon et Gabriel Dumont, par exemple.

Quand il a accordé un contrat des ligues majeures à David Desharnais, il a effacé la désagréable impression que les Québécois étaient devenus des porteurs d'eau dans le régime de Bob Gainey et de Pierre Gauthier. Malgré tout, on s'interroge actuellement sur le bien-fondé de ce contrat parce que Desharnais n'a pas été à la hauteur dans les derniers moments de la saison et durant les séries. Le directeur général a clairement expliqué pourquoi il l'avait fait.

« David était éligible à l'arbitrage l'été prochain et on sait tous comment ce système fonctionne. Je n'ai pas de boule de cristal pour me dire comment les choses peuvent tourner, mais je savais ce que je devais faire », a-t-il expliqué.

C'est très clair. Ça veut aussi dire qu'il considère Desharnais, âgé de 26 ans, comme un membre à part entière du Canadien. Et qu'il va le rester.

Le Canadien changera légèrement de visage l'an prochain. Le personnel en place est solide. Le noyau de joueurs jouit d'une bonne chimie. Bergevin, qui est candidat au poste de directeur général de l'année, ne chambardera pas durant l'été une formation qui est passée de la 15e à la deuxième place. Néanmoins, il y aura du sang neuf, n'en doutez pas.

Comme tout bon directeur général, il tentera de greffer à l'équipe des athlètes capables de faire mieux que ceux à qui il montrera la porte: Kaberle, Ryder, Armstrong, Halpern, Blunden et possiblement Weber. Comment les remplacera-t-ils? Faites vos jeux vous-mêmes parce que ce n'est sûrement pas lui qui va nous le dire.

Le point majeur que j'ai retenu de cette rencontre, c'est que Bergevin ne dévoilera jamais dans les médias ses intentions sur quoi que ce soit.

«J'ai une bonne idée de la valeur de mon équipe et de l'endroit où on s'en va », a-t-il précisé, simplement.

La relation Price-Groulx

J'aime ça. C'est vrai qu'il n'est pas forcé de tout dire. On attendra avec un brin de confiance les gestes qu'il va poser parce que le chemin qu'il a parcouru durant sa première année dans cette chaise n'est pas parsemé d'erreurs. En fait, il en a fait si peu que les amateurs ont toutes les raisons de lui faire confiance. Depuis qu'il est là, Bergevin n'a pas lancé de paroles en l'air. Il n'a pas fait des promesses qu'il n'avait pas l'intention de tenir.

Bien sûr, il a été généreux avec l'argent de son propriétaire, mais tous les directeurs généraux le sont. On peut s'objecter au contrat de quatre ans à 1.7 millions $ par saison accordé à Travis Moen. Il répond à cela que certains vétérans ont parfois de la difficulté à se mettre en marche après un conflit de travail qui les a privés d'une demi-saison. Après en avoir discuté avec Moen, il croit qu'il redeviendra l'attaquant robuste qu'il a déjà été.

Par ailleurs, comme Carey Price n'est toujours pas devenu l'épine dorsale de l'équipe qu'on avait prévue, on se dit que le patron a été généreux quand il lui a consenti un salaire de superstar (39 millions $). Dans les circonstances, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il nous dise que la carrière du gardien, sur lequel il compte pour atteindre les plus hauts sommets, pourrait ne pas être celle qu'on lui prédisait.

« On va aller de l'avant avec lui, on va le supporter. Je ne sais pas ce que je peux faire pour l'aider. Peut-être que je peux aller faire son épicerie », a dit Bergevin en réaction à la déclaration de Price qui se plaint de ne pas avoir de vie privée, au point de ne plus sortir pour faire son marché.

Dans ce cas bien précis, on aurait aimé entendre de Bergevin qu'il va étudier de près la relation qui existe entre Price et son entraîneur personnel, Pierre Groulx. Price n'a pas la réputation de se tuer au travail. L'ex-entraîneur des gardiens du Canadien, Roland Melanson, était exigeant avec lui. Il le poussait souvent au maximum. Or, du jour au lendemain, il a été remercié. On l'a remplacé par Groulx, un personnage effacé qui ne brouille pas l'eau. On le voit mal s'engueuler avec Price sous prétexte qu'il ne travaille pas suffisamment.

Ce que le gardien un peu troublé semble avoir besoin, c'est d'un François Allaire. Un coach axé sur la technique qui a travaillé avec tous les genres de gardiens durant sa carrière. Des bons, des moins bons et des excellents. Chacun d'eux a appris des choses sous sa gouverne.

Néanmoins, du bout des lèvres, Bergevin a mentionné que Groulx sera de retour. Toutefois, il a aussi dit qu'une évaluation du travail des entraîneurs, dont il est entièrement satisfait, serait faite éventuellement.

« Je ne veux pas que les ennuis de Price deviennent un gros problème, a-t-il souligné. Il aurait pu être meilleur et il le sait. Par ailleurs, il n'a que 25 ans. Il y a des gardiens qui mettent du temps à se développer. »

J'écoutais cette remarque pas totalement dépourvue de sens et je revoyais une image vieille de 20 ans se dérouler sous mes yeux, celle d'un gardien de 20 ans, imberbe et sans un poil sur la poitrine, défiler sur Sherbrooke, en bedaine, en brandissant fièrement la coupe au bout de ses bras. Mais n'est pas Patrick Roy qui veut, semble-t-il.

Finalement, en réponse au manque de robustesse évident qui explique en bonne partie pourquoi le Canadien est déjà en vacances, Bergevin a fait remarquer que les 29 autres organisations de la ligue rêvent de posséder des joueurs forts et de gros gabarit. Il faut s'attendre à ce qu'il améliore cette facette. Il croit en une équipe équilibrée, mais pour l'instant, l'équilibre du Canadien se limite à sa rapidité et à son caractère.

Quand on analyse ce qui s'est passé durant la série contre Ottawa, on en vient à la conclusion que les Sénateurs n'étaient pas le type d'adversaires qui convenait aux attributs du Canadien. Cinq de leurs défenseurs mesuraient plus de six pieds et trois pouces. Quatre d'entre eux pesaient plus de 220 livres. Et on se demande aujourd'hui pourquoi aucun des petits attaquants des perdants n'a inscrit plus de deux buts et pourquoi neuf d'entre eux n'en ont pas marqué un seul.

Bergevin, qui a changé beaucoup de choses en l'espace d'un an à Montréal, n'a pas eu le temps de tout faire. Il va maintenant s'appliquer à compléter la phase deux de son mandat.

Depuis 20 ans, les bilans de fin de saison du Canadien ont fait déferler une pluie de critiques sur les gens en place. Grâce à l'efficacité de Bergevin, à la poigne de Michel Therrien et au travail efficace de ses adjoints, le calme est revenu. Ce qui ne veut pas dire que l'équipe aura la vie facile l'automne prochain alors qu'on se méfiera du Canadien beaucoup plus qu'on l'a fait cette saison.

De la classe

On pourra dire tout ce qu'on voudra de Tomas Kaberle, mais à défaut de pouvoir aider le Canadien, il n'a pas représenté une cause de distraction cette saison. Pour un athlète possédant un aussi long parcours, le fait d'avoir été laissé de côté dans 43 des 53 matchs de son équipe a été une humiliation qu'il a ravalée sans causer le moindre problème.

Il a certainement démontré plus de classe que Michael Ryder qui, comme il l'a fait durant toute la série contre Ottawa, a été porté manquant dans la rencontre avec les médias, samedi. Ryder, qui a marqué un but à ses 14 derniers matchs, est parti sans daigner expliquer pourquoi il s'est si peu impliqué pendant que des coéquipiers jouaient en dépit de blessures graves et que d'autres étaient incapables de sortir de la clinique.

« Si c'était à refaire, je referais cette transaction », a mentionné Bergevin. Peut-être pensait-il davantage aux neuf millions qu'il a épargnés en offrant Erik Cole comme monnaie d'échange.

mardi 30 avril 2013

Canadien : Price a l'entière confiance de Therrien



Source : Tvasports.ca



On dit souvent que la position la plus importante, la plus ingrate aussi, au sein d'une équipe de hockey professionnelle est celle de gardien de but.

Bonne nouvelle pour les partisans du Canadien de Montréal: à l'aube des séries éliminatoires, l'entraîneur Michel Therrien n'a aucun doute sur la forme de son gardien partant, Carey Price.

À LIRE AUSSI : Price et Galchenyuk à l'honneur | Pas de changement à l'entraînement

À VOIR : Les échos de vestiaire - 1re partie | 2e partie | Point de presse de Michel Therrien - 1re partie | 2e partie

Après avoir traversé une période difficile en fin de saison, Price a offert une solide performance lors de son dernier match, une victoire de 4-2 face aux Jets de Winnipeg, jeudi dernier.

Avec tout ce qui avait été dit et écrit au sujet de son gardien numéro un et de son équipe au cours de cette mauvaise période, cette victoire a prouvé à l'entraîneur que le cerbère du Canadien avait retrouvé le droit chemin.

«Carey n'est pas le premier joueur à avoir traversé une séquence difficile, a indiqué Therrien. J'ai aimé comment il s'est comporté la semaine passée. Il a retrouvé ses repères.»

«Il fait preuve de confiance, de concentration et d'une bonne éthique de travail, donc je n'ai aucun doute par rapport à lui. Je crois qu'il est notre meilleur joueur et qu'il le sera dans les séries
éliminatoires.»

Apprendre de l'adversité

Évidemment, lorsqu'un gardien partant ne connaît pas ses meilleurs moments, l'équipe au complet en souffre.

Cependant, selon l'entraîneur, c'est à travers l'adversité que les joueurs et les équipes grandissent.

«Je l'ai souvent expliqué, pas seulement aux journalistes, mais aux joueurs aussi: il n'y a rien de mal à faire face à l'adversité, a expliqué Therrien. Il faut simplement voir comment l'équipe réagira face à cette situation. Nous avons réagi de la bonne manière. Nous nous sommes regroupés et nous avons travaillé sur les détails.»

«Nous arrivons en séries éliminatoires avec beaucoup de confiance, et on se doit d'être confiants.»

Le gardien du Tricolore est du même avis.

«Je crois que d’avoir connu des difficultés m'aidera lorsque les séries commenceront, a-t-il indiqué. Ce n'est pas très sain pour une équipe de ne pas connaître de problèmes au cours d'une saison.

«La manière dont nous avons terminé la campagne me donne confiance. C'est un jeu d'équipe et personne ne sera blâmé individuellement. Nous allons gagner et perdre en équipe.»

Une équipe soudée

Si certains se sont montrés durs et intransigeants avec Price, ses coéquipiers, eux, n’ont jamais arrêté de soutenir leur gardien.

«Nous avons toute la confiance au monde en Carey Price, a expliqué Lars Eller. Je crois toujours qu’il est l’un des meilleurs gardiens de la LNH, sinon le meilleur. Je sais qu’il sera au sommet de son art lors des séries éliminatoires.»

Pour le capitaine de la formation, Brian Gionta, il ne faut pas oublier que les gardiens ne peuvent jamais tout faire seuls.

«Les gardiens sont seulement aussi bons que l’équipe qui est devant eux, a-t-il sagement affirmé. Dans la majorité des cas, lorsqu’une équipe perd un match, ce n’est pas la faute du gardien.»

Une pause appréciée

L'équipe de la métropole profite actuellement d'une longue pause puisque la série contre les Sénateurs d'Ottawa ne commencera que jeudi.

Ce temps mort entre la fin de la saison et le début des séries ravit Therrien.

«C'est un privilège de pouvoir profiter de ce temps-là pour s'entraîner, a-t-il indiqué. Nous réagissons bien lorsque nous avons du temps pour nous préparer.

«Nous devons donc utiliser ce temps de qualité pour nous assurer d'être prêts et je n'ai aucun doute que nous allons l'être.»

mardi 23 avril 2013

Canadien : Partir pour mieux revenir



Source : Rds.ca 



David Desharnais connaît ses classiques. C’est ce qui lui permet d’envisager la dernière semaine du calendrier régulier avec optimisme même si son équipe est engouffrée dans sa pire léthargie de la saison.

« On dit souvent qu’on joue comme on pratique. On n’a pas eu beaucoup d’entraînements cette année, alors le fait d’avoir pu en faire deux en aussi peu de temps, avec autant d’intensité, ça devrait paraître », prévoyait Desharnais en enlevant son équipement après s’être prêté à une série d’exercices structurés pendant près d’une heure avec ses coéquipiers lundi sur la glace du Centre Bell.

S’il veut amorcer sa deuxième saison du bon pied, le Canadien a trois matchs pour redresser une embarcation qui prend l’eau depuis une semaine. Après un détour au New Jersey où il affrontera les Devils mardi, il reviendra au Canada pour conclure son calendrier contre les Jets de Winnipeg et les Maple Leafs de Toronto.

« Je crois que le voyage tombe à point pour nous, honnêtement, estime Michel Therrien, qui avait pris congé des journalistes la veille. On vient d’avoir deux bons entraînements. On a fait beaucoup d’enseignement et les joueurs ont affiché une bonne attitude. On s’envole maintenant avec l’optique de gagner nos trois derniers matchs. C’est important d’offrir du hockey solide, du hockey comme on est capable d’en jouer. »

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Le Tricolore peut encore aspirer au deuxième rang du classement de l’Association Est, qu’il partage avec les Bruins de Boston. Plus modestement, une victoire dans les six prochains jours combinée à une défaite des Leafs au cours de la même période l’assurerait à tout le moins de l’avantage de la glace pour la première ronde des séries.

Mais ces acquis qui sont aujourd’hui à sa portée semblent avoir été décrochés par une autre équipe.
« Il faut retrouver notre mentalité de gagnants, a simplifié Desharnais. Qu’on tire de l’arrière par un ou deux buts, il faut qu’on soit confiant de pouvoir revenir dans le match. On l’a fait toute l’année. »

Confiance évaporée?

Le Canadien a essuyé deux de ses neuf premières défaites de la saison par un écart d’au moins quatre buts. Le 2 février, après s’être fait laver à Ottawa, Montréal a rebondi avec une victoire de 6-1 contre les Sabres de Buffalo. Une semaine plus tard, les Leafs ont triomphé sans opposition au Centre Bell, mais le CH s’est relevé en remportant ses cinq matchs suivants.

Cette précieuse faculté à pouvoir effacer une contre-performance pour immédiatement rebâtir sur de nouvelles bases semble s’être mystérieusement évaporée. En perdition depuis une semaine, l’équipe vient de subir quatre raclées et a accordé deux fois plus de buts (25) à ses cinq derniers matchs qu’elle en avait donnés à ses six précédents (12).

« Durant une année, il y a toujours des hauts et des bas. Toutes les équipes l’ont vécu cette saison. Pour nous, le timing est peut-être un peu moins bon, mais il nous reste trois matchs pour nous retrouver. On va être correct », minimise Desharnais, qui avait concédé la veille qu’il devait contribuer davantage à l’attaque pour aider son équipe à sortir de son marasme.

« Tout va bien aller, a laissé tomber un Max Pacioretty rassurant à l’autre bout du vestiaire. Il y a eu une petite glissade, on ne peut pas le nier, mais reste qu’on a été la troisième ou la quatrième équipe à confirmer sa place en éliminatoires et il y a une raison pour ça. On forme une bonne équipe et cette adversité à laquelle nous faisons face présentement nous sera peut-être bénéfique éventuellement. »

« C’est difficile de garder le même niveau d’intensité durant toute la saison, a également reconnu Andrei Markov, le candidat du Canadien au trophée Bill-Masterton. Toutes les équipes connaissent des petits passages à vide en cours de route, il suffit d’espérer que nous serons capables de surmonter cette épreuve. Les trois prochains matchs seront très importants dans notre préparation pour les séries. »

jeudi 21 février 2013

Un grand vote de confiance



Source : Rds.ca

La vie est comme un long circuit de dominos. Enlevez un morceau, ou altérez simplement l’angle d’une pièce, et vous risquez de modifier à jamais la trajectoire du parcours.

Michel Therrien aurait-il obtenu une deuxième chance à la tête de l’équipe qui trône aujourd’hui en tête du classement de l’Association Est si son chemin n’avait pas un jour croisé celui du premier homme à l’avoir congédié au niveau professionnel?

André Savard n’en est pas convaincu et c’est pourquoi il refuse de porter l’odieux de cette décision qui a été la sienne. De passage dans l’Antichambre mercredi soir, Savard a offert d’intéressantes révélations sur la relation professionnelle qu’il a développée avec Therrien lorsque les deux sont arrivés dans l’organisation du Canadien.

Therrien a remplacé Alain Vigneault en novembre 2000. Savard prétend que c’est un an plus tard, à Boston, qu’il a « probablement sauvé » le job de son entraîneur.

« Michel écoulait la dernière année de son contrat. On vient de se faire déclasser par les Bruins et par hasard, je me retrouve dans le même ascenseur que les joueurs après la partie. Je ne sens aucune amertume. Ils ne sont pas fâchés, ils ne font même pas semblant d’être de mauvaise humeur », se rappelle Savard.

« C’est là que j’ai pris ma décision : je ne le laisserai pas tomber, poursuit-il. Quand on est arrivé à Montréal, j’ai appelé Michel et je lui ai demandé de venir me voir dans mon bureau. Il était inquiet, mais je lui ai annoncé que je prolongeais son contrat. Je lui ai dit de coacher à sa façon et d’aller à la guerre. C’est là, je pense, une des meilleures décisions que j’ai prises. Il fallait que je lui donne des outils, sinon il ne passait pas à travers et il n’aurait peut-être pas la carrière qu’il a aujourd’hui. »

« Alors avant de se rendre au congédiement, je l’ai supporté, je l’ai aidé, je lui ai donné deux contrats, s’est défendu Savard. Et Michel l’a reconnu. C’est pour ça d’ailleurs qu’on s’est rejoint à Pittsburgh. Il m’a retourné l’ascenseur. »